Selon les projections de la FEVAD, l’e-commerce français s’apprête à franchir le seuil historique des 200 milliards d’euros dès 2026. Cette croissance marque l’entrée du secteur dans une ère de maturité où la gestion du volume devient le premier levier de rentabilité.
La guerre du volume : Le panier moyen stagne à 68€
La croissance du secteur ne repose plus sur la hausse des prix mais plutôt sur l’augmentation du nombre de commandes. Avec un panier moyen qui plafonne, la rentabilité se joue désormais sur l’efficacité opérationnelle.
👉 L’automatisation n’est plus une option. En 2026, un vendeur qui traite manuellement ses commandes ou ses stocks est un vendeur qui prend le risque de l’argent.
Des consommateurs plus “experts”
Plus de 73 % des Français sont des e-acheteurs réguliers, et ils sont devenus redoutables. Ils comparent et s’informent : prix, avis, impact écologique (essor de la seconde main). Que ce soit pour acheter des produits neufs ou d’occasion, leur parcours d’achat est devenu une quête de réassurance.
La recherche du meilleur rapport qualité/prix reste un levier puissant : 85 % des consommateurs déclarent utiliser des outils en ligne pour comparer les prix avant d’acheter.
👉 Pour capter ces consommateurs “experts”, la qualité de vos fiches produit est votre meilleur outil. La confiance est la monnaie d’échange principale en 2026.
Grandes tendances e-commerce 2026
Essor de la seconde main
La tendance concrète : La seconde main. En 2024, 51% des consommateurs ont acheté un produit de seconde main sur Internet, et 43% ont revendu un article, participant ainsi à une économie circulaire.
Les catégories les plus recherchées en seconde main sont les vêtements (39%) puis les jouets, livres et produits tech (19%).
Désormais, les marketplaces vendent plus seulement du neuf. L’occasion devient un segment premium avec parfois des garanties similaires au neuf.
👉 Pour les vendeurs, c’est une opportunité de vente. La difficulté sera de gérer la logistique spécifiques (traçabilité, état du produit) avec la même rigueur que pour du neuf.
Les marketplaces : de l’option à l’obligation
Les marketplaces ne sont plus de simples canaux de vente complémentaires : elles sont au centre du commerce en ligne et représentent 31% du volume d’affaires des ventes de produits.
High-Tech, électroménager et mode restent les catégories phares, représentant ensemble plus de la moitié des ventes en ligne.
👉 Les marketplaces imposent des standards de plus en plus stricts.
En 2026, il ne s’agit plus d’être présent partout, mais d’être “parfait” partout : stocks synchronisés en temps réel, respect absolu des exigences des marketplaces.
L’IA au coeur du e-commerce
Le rapport FEVAD montre qu’en 2025, 82% des e-commerçants ont adopté l’intelligence artificielle pour optimiser leurs flux, leurs stocks et leur relation client. En 2026, on dépasse le simple chatbot.
👉 L’IA n’est plus une promesse technologique, elle est un investissement prioritaire, au même titre que la RSE, ou l’internationalisation. Elle traite les tâches administratives (traduction de fiches, support client) pour donner à l’humain du temps pour penser à sa stratégie de croissance.